pratique religieuse

L’époque noire de l’Église catholique au Québec

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Il faut être très vigilant si l’on veut interpréter correctement le siècle qui, au Québec, va approximativement de 1840 à la Seconde Guerre mondiale et qui a acquis dans la mémoire commune le statut de période classique marquée par la domination du catholicisme sur tous les aspects de la vie privée comme publique du Québec. L’ancienne histoire ecclésiastique aura tenté de faire remonter aux origines de la colonie un pareil rôle de l’Église tandis que la nouvelle histoire sociale y a vu une des explications des retards de la société québécoise à vivre au rythme de la modernisation de l’Occident. Le catholicisme québécois a connu des grandeurs intermittentes, mais à son maximum, entre 1840 et 1940, l’Église n’a jamais dominé toutes les forces en présence. [source]


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Fermeture de l’église St-Jean-Baptiste de Québec, un scénario trop souvent rejoué

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Cette capsule est la seule archive vidéo qui témoigne de la fermeture de l’église St-Jean-Baptiste de Québec. Dans un contexte où les fermetures d’églises passent parfois à la trappe de l’histoire, rendre compte de ces événements devient un devoir de mémoire face à notre passé et à notre culture en tant que peuple.


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La fin des paroisses au Québec

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Au XXe siècle, lorsque la société québécoise s’est rapidement industrialisée et urbanisée, le modèle paroissial a été maintenu dans les nouveaux quartiers urbains des banlieues, comme en témoigne la construction de très nombreuses églises au design moderne partout sur le territoire québécois. Pendant quelques décennies, l’Église catholique a tenté d’implanter le modèle de la paroisse au sein des villes, mais avec un succès limité.

Réfléchissant sur l’avenir, Jean-Charles Falardeau avait bien anticipé, dès 1953, comment les mutations de la société québécoise affectaient déjà la paroisse: « La paroisse traditionnelle était fondée sur une communauté temporelle naturelle qu’elle encadrait, gouvernait, orientait. La paroisse de l’avenir, dans des univers sociaux hétérogènes, hypersocialisés, souvent anomiques, devra créer elle-même une conscience de communauté spirituelle ».

Assez rapidement, la fréquentation des églises a baissé lorsque la pratique religieuse a diminué, à partir du milieu des années 1960. Par la suite, le développement urbain s’est fait en dehors de toute référence à l’institution paroissiale, et les nouveaux quartiers des banlieues et des espaces périurbains n’ont plus connu l’érection de nouvelles églises. [source]


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L’Église triomphante et son déclin

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L’un des phénomènes qui a particulièrement marqué le Québec au début des années 1960, est bien celui de la désertion de la pratique de la foi catholique. On peut s’en désespérer ou s’en réjouir, mais il faut aussi prendre en considération que de puissantes pressions d’ordre social ont induit ce déclin.


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Quand l’Église tissait du lien social

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Il fut une époque où l’église d’une paroisse représentait beaucoup plus qu’un simple lieu de culte. Autour des églises du Québec s’est greffée toute une vie qui allait tisser du lien social dans sa communauté. Dans cette capsule, le curé Pierre Gingras, le sociologue Simon Langlois et la philanthrope Aline Lacombe expliquent comment cette dynamique s’est installée et jusque dans quelle mesure elle a bénéficié aux paroissiens.


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Le Québec s’est-il fabriqué une haine du christianisme ?

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Avec la Révolution tranquille en 1960 qui fait entrer le Québec dans la modernité, l’Église catholique canadienne-française est confronté à de profondes remises en question. Les églises se vident au rythme où les fidèles adhèrent de moins en moins à la foi de leurs ancêtres. Dans cette capsule vidéo, le curé Pierre Gingras se demande si nous ne nous serions pas fabriqué une haine du christianisme pour mieux rejeter le passé. Le sociologue Simon Langlois, pour sa part, explique comment cette transformation sociale s’est déroulée entre 1960 et 1970.


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Le rejet de l’Église catholique au Québec

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Le défi du patrimoine religieux (web-série)
Au début des années 1960, le Québec est en pleine Révolution tranquille. La religion catholique a toujours la cote, mais elle est de plus en plus remise en question. Le gouvernement du Parti Libéral de Jean Lesage, avec son slogan « Maîtres chez nous », crée le Ministère de l’éducation, se dote d’un système de santé moderne, et montre poliment la porte aux religieux qui, jusque-là, tenaient les rennes de l’instruction et de la santé. Libérée de la mainmise de l’Église sur ces institutions, la société québécoise se laïcise de plus en plus. La fréquentation aux offices religieux chutera de façon drastique entre 1965 et 1980, d’où une désertion inévitable de cette institution. De là, un constat : a-t-on développé, au Québec, une haine du christianisme ? Le curé Pierre Gingras et le sociologue Simon Langlois tentent de répondre à cette question.


La perte du sentiment religieux au Québec

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[la web-série]

Les causes de la perte du sentiment religieux sont multiples. Toutefois, certaines sont rapidement repérables, dont la Révolution tranquille et la modernisation de la société québécoise. Dans cette capsule, le sociologue Simon Langlois en explore quelques-unes.

© Réalisation, Pierre Fraser (Ph.D.), sociologue, 2020